sézalu et olives pimentées

On pense qu'on est une pute ...

... et bien on reste une humaine. ou une pute.

oui le mot "pute" peut t'émouvoir, public si peu enclin à entendre des vérités pas racontables.
en même temps resituons : mon ami N.Rinp se révèle peu avare de sa substance gastrique à l'intérieur d'un taxi pourtant commandité. d'où souci forcément. pasque bon le reunoi quand il veut qu'ils nous débarquent. style là. oui là messieurs, bonsoir. sauf si je fais preuve d'une véhémence assez fulgurante style " mon fwèwe, black powa, tu viens d'où ? de kinshasa ? mais ma soeur EST kinshasaise, ou au moins y a-t-elle fait un stage ! jackie brown c'est ma tante en fait et heu ... si, si, 50 cl de vomi d'humain c'est convertible en pourboire tu vas voir.". merci la piastre, tu es grande.

on resitue encore. et on fait l'effort de visualisation du flashback (oui celui avec les petites vagues troubles), merci.
on se retrouve au milieu de la piste de danse, Madame C. est là et essaye de persuader la tatoueuse, que tu es l'heureux détenteur des clés de la connaissance absolue de l'amour physique. en bon V.R.P. je confirme à la marqueuse de peau que l'article n'est pas vicié et se vend plutôt bien ces temps-ci. aucune suite ne fût donnée. mais je me souviens toujours de ces quelques marches backroomesques qu'il nous suffisait d'escalader pour trouver la quiétude. celle là même, propice à disserter paumes et pupilles ouvertes, à fumer à plein poumons enore peu cancéreux, à se contredire nez têtu contre nez, à récapituler à grands coups de "mais oui" et ... à voir nos mains et envies s'égarer. Madame C. non. ou alors si, oui je pillerais ta chair et ton être si tu persévères, mauvaise femme.

maxlks _ pot pourri

et yop parenthèse sézaluphysique ...
au lieu de métaphysique hein.

[ même les dealeurs du métro Berri-Uqam peuvent se révéler réveurs et tendres s'ils laissent parler leurs dames. et dieu sait qu'elle ont à dire lorsque les coups finissent par marquer et se lasser. elles harmonisent, devant l'aube d'un nouveau jour, leur vécu impromptu qui fait mal au cul. que cela vous plaise ou non je suis de votre époque, disait-elle dignement. je suis femme et fière ...

  • fière ... d'être une mère attentive.
  • d'être belle et plantureuse.
  • d'être soeur.
  • d'être désireuse d'autres corps sur ma peau.
  • d'être voué à mon sacerdoce, sauf contre-indication de mon gynéco.
  • d'être capable de t'aimer, moi qui ne te connais que peu.
  • d'être honteuse de ce que je suis ... humaine.

maxlks - trou et peinture

sinon le 4444 Adam est signé, bienvenue toi, si tu aimes les bas-fond eventrés où se larmoient le souffle des années fastueuses. et donc les vieux sur leurs chaises basculantes.

photos par MaxLKS et Panda Malin.

On devrait tous faire un dessin à nos fiancé(e)s

et bien oui, écrire n'est pas vraiment donné à tout le monde, donc il y en a qui se tourne vers des formes d'expressions plus primaires, public élitiste que tu es. A croire que tu es lecteur du "Monde" tiens.

pour le moment faisons simple et bref. oui tout le monde est en vacances, donc c'est ni le nombre de mots, ni celui d'inepties proférées qui va changer quelquechose.

tu cliques sur l'image et tu vois la fresque delamanchienne

www.delamancha.fr

tu cliques sur l'autre image et t'as un bonus. et un beau.

max_tu_manques

ah tiens si. une nouvelle un poil conséquente. je signe pour mon propre appartement avec Bernardo, mon faire valoir muet (ou mon colloc' c'est comme tu veux, public apte à faire les rapprochements) et je réside donc, toujours à Hochelaga-MaisonNeuve (banlieue Est négro toujours), sur Adam, dans une de ces splendides maisons à plusieurs étages qui fleurent toujours (oui toujours ...) bon la colonisation et les rocking-chairs sur la terrasse.

quand tu veux tu es le bienvenue, public adepte d'outre-flaquer si l'occaz' te le permet. mon 4 1/2 est le tien, pour la bière tu vas au dép' juste en bas. oui sauf toi là, tu viens pas hein.

So long, bitch you did me so wrong ...

oui je ne souhaite pas continuer à vivre dans ce monde sans toi.
et pour une fois, ce message ne s'adresse pas à toi public bien evidemment émoustillé après une telle déclaration.

non je vais plus ou moins brièvement parler des putes demoiselles qui ont comptées dans ma vie, à leurs manières, toutes différentes (les manières hein, pas les dîtes jouvencelles, ya des points communs) et qui m'ont amené là, oui ici là, Outre-Flaque à 26 ans et toutes mes dents, pas de temps à perdre, il faut que j'me sorte de la merdre. Bref ... pourquoi évoquer ce sujet ? Dois-je choisir entre "indélicatesse" et "désir d'expliquer", à moi ou à toi, public friand d'anecdotes salaces, de vie exposée comme quand tu vires la peau du salami, et puis zutre, faut-il vraiment mettre un point d'interrogation à la fin de cette phrase pourtant à la base interrogative ?

oui je gagne mon peinds.

devrais-je commencer par cette soeur de sang et d'esprit ? celle qui nous a réciproquement construit, moi et elle, dans le meilleur et le pire, dans le sang, les larmes et les rires, je peux tout juste avouer qu'elle fut le point de départ d'un voyage qui m'a amené au carrefour Adam/Dézéry (banlieue Est négro), et c'est toujours du bout des lèvres que j'évoque ce passage à l'âge adulte. la richesse des échanges fusionnels, l'absurdité de l'hôpital psychiatrique, la découverte des priorités humaines, la pugnacité à ensuite entretenir le feu d'une relation pourtant morte-vivante (et Dieu sait combien j'affectionne les zombies), ont fait d'elle ma seule vraie hégérie. une icône intouchable, une sainte femme, en somme. même pas souillée par les caresses de mes amis proches, c'est pour dire.
Mademoiselle M. je t'aimerais toujours.

ou peut-être devrais-je continuer par cette angélique vision du bonheur, cette fille faite pour tout sauf ce monde tout beurkre (lisez Pacalet à ce propos), cette splendide, drôle et réconfortante vision d'un avenir qui malgré ce qu'en dit ce monsieur Pacalet, s'écri(e)rait avec nos enfants, foyer à nous et complicité douce, sauvage et aveugle. oui, complicité franche et sans limite, sous la couette, ou autour d'un repas collaboratif et délicieux, jusqu'au bout, jusqu'à que le toit s'effondre et que les lumières s'éteignent. Till the roof comes off, till the lights go out, pour les bilingues et les amateurs de bonnes références musicales hein.
Mademoiselle E. je t'aime toujours.

ensuite je suppose que je dois continuer par la rencontre improbable avec mon alter-ego (si,si ... la même mais pas pareil), le genre de truc qui n'arrive normalement pas mais qu'on souhaite vivre. le même genre de truc qui crée une rupture dans ton existent espace spatio-temporel et qui ne peut apparement mener qu'au massacre de ton être et à la sublimation de tes désirs charnels et intellectuels. je vulgarise vite-faf : un truc coule et pas si coule. mais quelquechose d'aussi inoubliable que le pastis au réveil en thermos et que la chaleur du chien sur les pieds au coucher.
Mademoiselle A. je t'aimais pour toujours.

fini le pathétique, j'entre maintenant dans la phase très "grammy awards" des remerciements, (style LE truc complètement inintéressant pour toi public peu complice) et je citerais :

Mademoiselle Ch. , pour avoir avoir été non seulement décisive mais aussi un très joli souvenir, Mademoiselle Ma. pour avoir dispensé un peu de douceur dans ce monde de brutes capitalistes, Mademoiselle Is. pour avoir supporté l'administration et moi même en chef d'orchestre dépassé, Mademoiselle Au. pour avoir été là malgré le fait que je sois un connard. Mademoiselle Co. pasque elle le vaut bien, ya pas à chier, et bien entendu Mademoiselle Cl. pour n'avoir jamais voulu d'une relation de cette manière.

et la pensée du matin restera : "si tu crames ta dernière allumette, assures toi qu'une bougie traîne dans le coin, pasque sinon t'es dans la merde."