... et tu sais que j'aimerais tant pouvoir m'y rendre.

(oui la langue de Margaret Tatcher se voudrait plus en adéquation avec la présente citation, mais qu'importe, icîte on résiste encore et toujours à l'envahisseur à la tête carrée.)

même si on pourrait facilement se passer des sucres d'orges, des avions rouge pétant et des p'tits trains. oui pasque à part pour le côté carte postale de la chose, ces artifices restent vains.

mieux vaut compter sur ceux qui euphorisent ou transcendent temporairement. et citons dans le désordre et l'arbitraire propre à ce lieu d'expression : l'amitié, la haine, l'alcool, l'égocentrisme, la musique, l'honneur, le désir et puis l'alcool gratuit.

maxlks exposition montreal vernissage

laissons tomber les figures de styles, références alambiquées et autres subterfuges narratifs, le temps de vraiment vous dire vraiment de quoi il s'agit pour une fois.

je peinds les monstres (ou bîbîtes pour les amoureux-amoureuses des épanchements narratoires bilingues) qui sont dans ma tête depuis quelques annnées. en fait depuis que d'autres grands exprimeurs graphiques de leurs malheurs intérieurs m'ont montré comment se servir d'une beubz (oui ce récit à un je ne sais quoi de jeunz-coulz-funz que je ne saurais réfréner). je pouvais alors maladroitement mettre en image et couleur ces choses intimes. me les montrer à moi même. comprendre que je ne suis pas net. recommencer. regarder cela de manière moins floue.

et les faire entrevoir timidement à mes proches. et récolter par ce biais sourires et incompréhensions, constatations triviales et appuis inconditionnels, remarques blessantes et silences shamaniques.

donc voilà, paf je m'exile en Outre-Flaquie et l'oppportunité de faire savoir au tout-venant que tout cela existe s'offre à moi.

et comme vous savez bien que j'aime verser dans le larmoyant, merci Nesta, Vins, Nikodem, Oliv, Stridé, Nico, SB, Josiane, Lili et ceux qui étaient présent pour moi ce jour là.