... pour quelques initiés.

le message précédent a dû te sembler relever de l'obscur le plus total, public pourtant rompu à cette divagation du concret, à cette mystification de faits empreints de trivialité.

et bien non. j'ai bien embarqué sur ce bateau-comptoir des nuits d'ivresse.
Monsieur Jehan, oui le grand Monsieur, celui la même que l'on se permet de majusculer, était de passage à Montréal pour quelques dates.

maxlks la nef des fous

le récit pourrait s'arrêter là en fait. et je pourrais m'en retourner à comtempler ma collection colossale et grandissante de photos de chèques, où batifolent numéro de comptes d'associations de lesbiennes orthopédistes et de boucheries hébraïques.
véridique. si si.
ou je pourrais aller boire un verre en terrasse. c'est bien aussi les terrasses.
c'est chaud et ensoleillé comme un regard aimant derrière des lunettes de soleil, ça fait oublier ces questions qui tournent et retournent encore dans le crâne.

mais il ne stoppe pas là, le propos, en fait.
il continue au comptoir, le coude toujours bien vissé, comme pour se protéger du roulis sordide et fluctuant de l'existence.
il rencontre d'autres vérités lui ressemblant, ce propos. il se confronte, partage, imagine et ose, ce propos.
il essaie d'enjamber les obstacles et il endure parce qu'il y croit le dit propos.
mais là n'est pas le propos. ou si en fait.

"et bien j'en serais." disais-je ... j'en fûs oui ! j'ai eu le plaisir de partager une des dates de Monsieur Jehan pour peindre sa musique en direct lors d'un de ses shows. ce fût chouette. oh oui chouette. choukard même.